Ce livre ferme une controverse et en ouvre, ou contribue à en nourrir, plusieurs autres.
En réponse à ROMÉRO pour son livre Homo Politicus et en continuité avec les livres Homo exoticus & Sexus Politicus/Diabolicus; à la suite de Pourquoi l'Amour est un plaisir de DIAMOND, en lisant The evolutionary biology of human female sexuality tout en passant par Platon en pensant à Foucault parce-que l'homosexualité est un phénomène social de grande échelle, autrement plus compliqué qu'une simple invention de médecins; En réponse aussi à Judith BUTLER préférant Martha NUSSBAUM
Un embryon humain peut être façonné jusqu'à 14 jours (limite permise par la loi), et le 6 septembre 2023, l'institut de sciences Weizmann en Israël a annoncé son modèle à partir de cellules souches dans Nature.
Et Epsilon en fait sa une de couverture !
Le cyborg est une créature qui vit dans un monde post-genre ; il n’a rien à voir avec la bisexualité, la symbiose pré-œdipienne, l’inaliénation du travail, ou tout autre tentation de parvenir à une plénitude organique à travers l’ultime appropriation du pouvoir de chacune de ses parties par une unité supérieure. Le cyborg n’a pas d’histoire de ses origines au sens occidental du terme – ultime ironie puisqu’il est aussi l’horrible conséquence, l’apocalypse finale de l’escalade de la domination de l’individuation abstraite, le moi par excellence, enfin dégagé de toute dépendance, un homme dans l’espace. L’histoire des origines, au sens humaniste occidental du terme, repose sur le mythe d’une unité, d’une plénitude, d’une béatitude et d’une terreur originelles représentées par la mère phallique dont tous les humains doivent se détacher, pour accomplir leur double tâche de développement individuel et historique, selon les mythes jumeaux super-puissants hérités du marxisme et de la psychanalyse. Comme l’a montré Hilary Klein, le marxisme et la psychanalyse reposent, dans leur conception du travail, de l’individuation et de l’élaboration des genres, sur le même scénario : la différence doit être produite à partir d’une unité originelle et trouver un rôle dans la mise en scène de la montée de la domination qui s’exerce sur la femme/nature. Le cyborg saute l’étape de l’unité originelle, celle de l’identification avec la nature au sens occidental du terme. Voici sa promesse illégitime, qui pourrait nous conduire vers la subversion de sa téléologie de guerre des étoiles.
Retrouvez l’intégrale de L’Incroyable Histoire du sexe avec deux nouveaux chapitres sur l’Océanie et une exploration des traditions de l’Amérique du Sud, des Antilles et des Caraïbes. Philippe Brenot, directeur des enseignements de sexologie à l’université Paris-Descartes et président de l’Observatoire international du couple, vous emmène à la découverte des évolutions du sexe à travers les époques et les cultures. Laëtitia Coryn est une comédienne, auteur et dessinatrice française de bande dessinée.
Une enquête anthropologique (août 2022)
L'ouvrage traite, de façon comparative, du rapport qu'entretiennent les pratiques sexuelles, les normes sociales en général et, enfin, la procréation.
En écho à L’Histoire de la sexualité de Foucault, ce livre se nourrit d’un large comparatisme entre les cultures humaines et relie étroitement sexualité et procréation. Le propos intègre la pornographie ou l’allaitement, phénomènes trop souvent dédaignés, pour soutenir une thèse forte : ce qui caractérise la civilisation occidentale tient à l’alignement de la procréation humaine sur l’élevage animal. Depuis l’Antiquité, nous concevons notre reproduction biologique comme le font les éleveurs : polarisation radicale entre les sexes, intériorisation des lois de l’hérédité et sélection.
Par Emmanuel Désveaux, ancien directeur scientifique du musée du Quai Branly, est directeur d’études à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS).
Problématique : Les études de genre* sont-elles le vecteur d’une révolution sexuelle, ou le symptôme d’une désexualisation inédite des sociétés occidentales ?
Dans le livre, il est rappelé que le mot "gender" vient de l'ancien français <<gendre>>, devenu en français moderne <<genre>>, issu lui-même du latin <<genus>> traduisible par Naissance, Nation, Race, Genre, sorte, manière, enfant.
Une pétition circule depuis le 9 septembre 2020 pour faire rentrer deux poètes au Panthéon.
La pétition insiste justement sur le fait qu'ils entreraient « en même temps », mais non pas en couple.
Yann LEGENDRE dit tout de même que « La panthéonisation de Rimbaud et Verlaine relève d’une idéologie bien pensante et communautariste » (...) c'est « une démarche sociétale et non mémoriale »
<<On pourrait dire que, dans un certain sens, le dix-neuvième siècle s’est efforcé vers tout ce que Gœthe avait tenté personnellement d’atteindre, une universalité qui comprend et qui admet tout, une tendance à donner accès à tous, un réalisme hardi, un respect du fait. D’ou vient que le résultat total n’est pas un Gœthe, mais un chaos, une aspiration nihilistique, une confusion où l’on ne sait où donner de la tête, un instinct d’épuisement qui, continuellement, dans la pratique, pousse à un retour au dix-huitième siècle ? (par exemple, le sentiment romantique, l’altruisme et l’hypersentimentalité, le féminisme dans le goût, le socialisme dans la politique)>>